Les écosystèmes marins
On appelle « écosystème marin » un ensemble écologique formé d’une biocénose, composée d’organismes marins, et d’un biotope, constitué par l’eau salée et les rivages des mers et des océans. Les organismes marins interagissent constamment entre eux
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Les écosystèmes marins
Les principaux écosystèmes marins du Sénégal
Le Sénégal, avec ses plus de 700 km de côtes, possède une grande diversité d’écosystèmes marins et côtiers, qui jouent un rôle essentiel pour la biodiversité, la pêche, la protection du littoral et les moyens de subsistance des populations locales. 1. Le Grand Écosystème Marin du Courant des Canaries (CCLME) • L’ensemble du milieu marin sénégalais fait partie du Grand Écosystème Marin du Courant des Canaries, caractérisé par une forte productivité due aux remontées d’eaux froides riches en nutriments (upwelling), favorisant le développement du plancton et, par conséquent, des ressources halieutiques[2][4][3]. 2. Les habitats côtiers et estuariens • Mangroves : Présentes principalement dans le delta du fleuve Sénégal, le Sine Saloum et la Casamance, les mangroves couvrent environ 1 287 km². Elles servent de nurserie, de refuge et de source de nourriture pour de nombreuses espèces de poissons, de crustacés et d’oiseaux, tout en protégeant le littoral contre l’érosion[2][3]. • Herbiers marins : Ces prairies sous-marines sont des habitats essentiels pour les juvéniles de poissons et d’invertébrés, et contribuent à la séquestration du carbone[2]. • Zones humides côtières et estuaires : Les deltas et estuaires des fleuves Sénégal, Saloum, Gambie et Casamance abritent une grande diversité biologique et sont des zones de reproduction et d’alimentation pour de nombreuses espèces marines et d’oiseaux[1][3]. 3. Les fonds marins et habitats profonds • Plateau continental : S’étend jusqu’à 100-200 m de profondeur, zone très productive, notamment pour les espèces démersales (vivant près du fond)[2][3]. • Talus continental et canyons sous-marins : Au large, on trouve des zones profondes (700 à 1 400 m) et des canyons, comme celui de Kayar, qui sont des habitats pour des espèces spécifiques, notamment de grands poissons, requins et cétacés[2][4][3]. 4. Les plages, côtes sableuses et rocheuses • Plages de nidification des tortues marines : Tout le littoral sénégalais sert de site de ponte pour plusieurs espèces de tortues marines (tortue luth, caouanne, imbriquée)[2]. • Côtes sableuses (Grande Côte) et côtes rocheuses (Cap Vert) : Ces milieux abritent des espèces adaptées et jouent un rôle dans la dynamique sédimentaire et la protection côtière[3]. 5. Aires Marines Protégées (AMP) • Le Sénégal a créé plusieurs AMP (Saint-Louis, Kayar, Joal-Fadhiouth, Bamboung, Abéné) pour préserver la biodiversité, protéger les zones de reproduction et soutenir la gestion durable des ressources halieutiques. Résumé des grands types d’écosystèmes marins sénégalais Écosystème Localisation principale Rôle écologique majeur Mangroves Deltas du Sénégal, Sine Saloum, Casamance Nurserie, protection, filtration, biodiversité Herbiers marins Zones côtières peu profondes Habitat, alimentation, séquestration du carbone Estuaires et zones humides Embouchures des grands fleuves Reproduction, alimentation, refuge Plateau continental Large bande côtière Pêche, biodiversité, productivité Talus/canyons sous-marins Large, zone de Kayar notamment Grands poissons, cétacés, diversité Plages et côtes sableuses Littoral Nidification des tortues, protection côtière Côtes rocheuses Cap Vert Habitat spécifique, protection Aires marines protégées Divers sites côtiers Conservation, gestion durable Enjeux et menaces • Surpêche : Elle déséquilibre les écosystèmes et met en péril la biodiversité et les ressources halieutiques. • Pollution, urbanisation, destruction des habitats : Ces facteurs aggravent la dégradation des milieux marins et côtiers. • Changements climatiques : Ils accentuent l’érosion côtière et modifient la productivité des écosystèmes. Le Sénégal s’est engagé dans la protection de ses écosystèmes marins par la création d’aires marines protégées et des programmes de gestion intégrée, mais les défis restent importants pour garantir la durabilité de ces milieux essentiels.